Juste un peu d'imagination

Chaque fois que je posais mon regard sur cette partie de mon salon, j’en déplorais le manque de luminosité. C’était agaçant qu’un angle soit plongé dans l’obscurité. J’ai déplacé ma console en marbre noir, changé la table de place, et mis dans un autre ordre les tableaux accrochés aux murs. J’ai tenté toutes les combinaisons. Rien n’a changé, cet angle restait obscur. Après être allée à mon traitement de varices sclérotherapie Rosemère, je suis passée chez Amélie, et je lui ai parlé de mon problème. Je ne parvenais plus à penser à d’autres sujets, c’était devenu une obsession. Mon amie voyait parfaitement que j’étais désemparée face à ce problème. Elle devina que d’autres pensées me tracassaient. J’ai avoué que mon récent déménagement en était la cause. Je n’arrivais pas à trouver mes marques dans ma nouvelle maison. Avec patience, elle écouta mes récriminations. Elle me fit un premier thé, un deuxième puis un troisième.

Le breuvage ne me calmait pas, tout au contraire. Plus je parlais de mon sentiment de malaise dans ma maison, plus j’étais énervée. Le moment arriva de la fin de mon discours. J’étais essoufflée, je n’avais plus rien à dire. Amélie se leva et elle mit son manteau. Surprise, j’en fis de même, sans un mot. Je craignais d’avoir été trop loquace. Je fus reconduite dans un silence total. Arrivée devant ma porte d’entrée, mon amie stationna son véhicule, en descendit et me suivit jusque dans ma demeure. Elle ne parlait toujours pas. Cette attitude commençait à m’impressionner. De son sac, elle tira une bougie qu’elle plaça dans le lieu où une ombre persistait malgré mes efforts. Une alcôve avait été aménagée par les précédents propriétaires et j’avais posé à l’intérieur une statuette de chat en bronze.

L’objet fut déplacé et la bougie, posée sur une petite assiette, fut allumée. Immédiatement, j’ai compris que mes soucis étaient un vieux souvenir. Une simple lumière, dans cette alcôve, modifiait absolument ce sentiment désagréable que j’avais dans cette pièce. Un grand sourire apparut sur mon visage. Je me sentais délivrée d’un poids. Pour remercier celle qui avait illuminé ma journée avec une simple chandelle, je l’ai invitée à partager avec moi un délicieux repas au restaurant. Je n’ai pas choisi un établissement formel, mais un lieu original, où je savais qu’elle se sentirait bien. Nous avons passé un moment mémorable, et depuis ce jour, j’apprécie ma maison réellement, jusque dans ses moindres recoins.