Un modèle parmi tant d’autres

Un modèle parmi tant d’autres - Anatolla Aniston

Il y a des familles comme la mienne, qui sont éparpillées partout sur la planète. Les gens peuvent croire à tort que c’est malheureux, mais au contraire, pour nous, c’est naturel. Nous vivons chacun nos vies, mais nous communiquons beaucoup. Probablement, beaucoup plus que la plupart des familles qui habitent dans le même quartier ! La distance n’est plus une limitation, comme il y a quelques décennies. Maintenant, les billets d’avion sont plus abordables, et les départs plus fréquents. Les communications sont excellentes, car il y a une multitude de moyens gratuits pour faire des appels vidéo de qualité.  J’habite temporairement à l’extérieur, pour un contrat de 2 ans, et je parle à mes parents plus d’une fois par semaine avec un appel vidéo. Parfois, on prend même un verre de vin ensemble. Ils habitent à Montréal depuis toujours, nous sommes tous née là-bas d’ailleurs. Mon frère est ingénieur-mécanique, et il travaille en Colombie-Britannique depuis plus de 6 ans. Je ne crois pas qu’il reviendra vivre au Québec sous peu. Il semble bien aimé la région, son emploi, et il a même marié une femme originaire de cette province. Ma sœur elle, vit au Nouveau-Brunswick, et elle y occupe un emploi infirmiere depuis 2 ans. Elle aime cela, mais contrairement à mon frère, je crois qu’elle finira par revenir au Québec, éventuellement. Elle semble manquer la dynamique des grosses villes, de la scène culturelle et gastronomique. Elle aime la vie de jet-set des grandes métropoles comme Montréal, tout comme moi, présentement à New-York. J’aime les grosses villes de par leurs diversités, leurs choix, leurs extrêmes, leurs différences. Je ne sais pas ce que je ferai à la fin de mon contrat, mais je ne suis pas prête à retourner au Québec pour le moment. Mon copain m’a suivi ici, il a aussi trouvé un bon emploi, alors nous profitons de cette belle expérience de vie. Mes parents comprennent, et nous ont toujours encouragé à vivre nos rêves, et à sortir des sentiers battus. C’est certain que parfois, nous manquons d’avoir des soupers hebdomadaires familiaux. Mais lorsque nous nous retrouvons, souvent au temps des fêtes, nous apprécions encore plus tous les petits moments passés ensemble, et le plaisir que nous avons. Il n’y a aucune dispute, tout le monde s’aiment et s’entraident. Comme le proverbe le dit si bien, ce n’est pas la quantité, mais bien la qualité des moments qui compte. Je crois que ceci s’applique parfaitement à notre modèle familial.